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À la recherche d’une évasion nature à moins d’une heure de Lyon et de Saint-Étienne ? Les monts du Lyonnais, chaîne de moyenne montagne entre Rhône et Loire, combinent nature préservée et activités pour tous. Grimpez jusqu’au Crêt Malherbe (946 m) pour un panorama sur les Alpes, explorez des centaines de kilomètres de sentiers en randonnée ou VTT, ou profitez en famille du Plateau d’Yzeron avec son parc d’aventure. Entre villages médiévaux comme Riverie ou Saint-Symphorien-sur-Coise et saveurs locales (saucisson, cerises, framboises), cette destination allie détente, histoire et découvertes sous un ciel étoilé.
Les monts du Lyonnais s’étirent comme un trait d’union verdoyant entre le Rhône et la Loire, formant le prolongement oriental du Massif central. Situé entre Lyon et Saint-Étienne, ce massif de moyenne montagne culmine à 946 mètres d’altitude au Crêt Malherbe. Il est jalonné d’autres sommets remarquables comme les Loives (936 m) ou le Signal de Saint-André (934 m).
Grâce à leur accessibilité immédiate depuis deux grandes métropoles, ils constituent une véritable barrière naturelle protectrice, offrant un havre d’authenticité préservée entre plaine et montagne.
Leurs frontières géographiques sont clairement dessinées par la topographie :
Un peu d’histoire : Ce relief stratégique a attiré les hommes dès la Préhistoire, comme en témoignent plusieurs sites mégalithiques cachés dans les bois. Au Moyen Âge, ces crêtes ont servi de frontières politiques complexes, façonnant l’identité forte et résiliente de ce territoire.
Le paysage des monts du Lyonnais est une mosaïque vivante où alternent forêts denses de pins sylvestres, châtaigneraies séculaires, chênaies et prairies d’élevage.
L’eau y joue un rôle fondamental. Quatre rivières majeures y prennent leur source ou y serpentent : la Brévenne, le Garon, l’Yzeron et la Coise. Ces cours d’eau participent à une singularité géographique fascinante : la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée. Selon le versant où la pluie tombe, l’eau rejoindra soit la Loire (côté océan), soit le Rhône (côté mer).
Cette richesse hydrographique est un trésor écologique. Le haut Garon est d’ailleurs reconnu pour la pureté de ses eaux, abritant des populations remarquables de truites Fario sauvages. Pour préserver ce fragile équilibre entre activités agricoles et biodiversité, le territoire s’appuie sur plusieurs Espaces Naturels Sensibles (ENS), à l’image de la haute vallée du Gier ou des vallons du Garon, de la Coise et de la Brévenne.
Les sommets des monts du Lyonnais, bien que d’altitude modeste, surprennent par la splendeur des panoramas qu’ils déploient :
Pour mettre en valeur cette géographie unique, l’Office de Tourisme unifié propose tout au long de l’année ses célèbres « Rendez-vous Découverte ». Ces sorties accompagnées permettent de s’approprier l’histoire de ces crêtes, où chaque vallon, sculpté par l’eau, le vent et le travail des hommes, raconte une chronique locale.
Le massif est un terrain de jeu exceptionnel pour les amateurs de plein air. Le Tour des monts du Lyonnais s’impose comme la référence pour les randonneurs aguerris : une boucle de 104 km, un dénivelé cumulé de 3 218 m, une altitude maximale de 936 m et un point bas à 240 m.
Pour préparer vos itinéraires, trois cartes IGN sont recommandées :
| Référence IGN | Zone couverte |
| 2931 ET | L’Arbresle, monts de Tarare, col de la Luère |
| 2932 ET | Monts du Lyonnais |
| 3031 OT | Lyon, Villeurbanne, mont d’Or |
Les marcheurs au long cours peuvent emprunter les nombreux chemins de Grande Randonnée qui traversent le massif : le GR 7 (Des Vosges aux Pyrénées), le GR 76 (de Chagny à Affoux), le GR 89 (Chemin de Montaigne), le GR 169 (Tour de Lyon) ou encore le GR 765 Est (Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle). Pour des promenades plus accessibles, la boucle patrimoine de Montrottier (7,9 km, environ 2 h 15) convient parfaitement aux randonneurs moins expérimentés.
Enfin, les amateurs de deux-roues ne sont pas en reste : le territoire figure parmi les plus grands espaces VTT FFC de France, offrant des centaines de kilomètres de pistes balisées pour tous les niveaux.
Pour une journée bien remplie en abordant le massif par l’est, facilement accessible depuis Lyon, les options ne manquent pas. Vous pouvez louer des vélos à assistance électrique (VAE) à Saint-Martin-en-Haut, puis prévoir un pique-nique près des aires de jeux du lac du Ronzey à Yzeron. Juste à côté, le Plateau d’Yzeron ravira les amateurs de sensations avec sa tyrolienne géante, son accrobranche, son parcours ninja et ses balades à dos d’âne.

Pour varier les plaisirs, partez à la rencontre des loups et des rapaces au Parc de Courzieu, plongez dans l’histoire industrielle au Musée de la Mine de Saint-Pierre-la-Palud, ou laissez-vous porter par le charme rétro du chemin de fer touristique de la Brévenne (CFTB) à Sainte-Foy-l’Argentière.
Si vous arrivez plutôt par le sud ou l’ouest du massif (idéal si vous venez de Saint-Étienne), le territoire vous réserve des excursions tout aussi riches. Plongez d’abord au cœur du Moyen Âge au parc d’immersion Salva Terra à Haute-Rivoire, avant de pique-niquer face au panorama des hauteurs fortifiées de Saint-Symphorien-sur-Coise.
Le patrimoine artisanal y est particulièrement mis à l’honneur : franchissez la frontière de la Loire pour visiter l’incontournable Atelier-Musée du Chapeau à Chazelles-sur-Lyon, qui fascinera petits et grands avec ses démonstrations de modistes. Un peu plus au nord-ouest, Panissières vous invite à découvrir le Musée de la Cravate et de la Soie ou à vous promener sur l’étonnant sentier historique du Monorail. Enfin, les parcs de loisirs locaux (comme le parc de la Glacière) et les visites pédagogiques à la ferme complètent parfaitement cette offre pour les familles.
Pour motiver les plus jeunes lors des balades, l’application gratuite Les Gnolus propose des parcours de géocaching ludiques disséminés sur tout le territoire. De plus, tout au long de l’année, l’Office de Tourisme organise les « Rendez-vous Découverte » : un catalogue varié de visites guidées, de balades thématiques et d’ateliers artisanaux adaptés à tous les profils pour explorer les secrets du massif.
Les monts du Lyonnais abritent de nombreux bourgs où les vieilles pierres en granit ou en pierres dorées racontent l’histoire d’un territoire aux multiples visages. Pour éviter de choisir, on peut diviser ces trésors en trois grandes ambiances :
Le relief des monts du Lyonnais a toujours été un carrefour stratégique, laissant derrière lui des vestiges majeurs de l’ingénierie humaine :
Le saviez-vous ? À l’époque romaine, l’eau des monts du Lyonnais alimentait la prestigieuse capitale des Gaules. L’aqueduc du Gier, chef-d’œuvre d’ingénierie de 86 km, traversait le massif. C’est à Chaponost que l’on peut aujourd’hui admirer le site du Plat de l’Air, la plus longue section d’arches romaines préservée en France.
Au Moyen Âge, le massif devient une frontière géopolitique disputée entre le Royaume de France (côté Forez) et l’Empire (côté Lyonnais). Des villages comme Mornant ou Riverie se fortifient, érigeant des remparts (les « vingtains ») pour protéger les populations locales des brigands et des conflits.
Plus tard, aux XIXe et XXe siècles, c’est l’industrie et l’artisanat d’art qui façonnent l’architecture des communes :
Grâce à leurs lignes de crête, les monts du Lyonnais forment un belvédère naturel exceptionnel. À l’est, le regard plonge sur l’agglomération lyonnaise et s’élève, par temps clair, jusqu’au Mont Blanc. À l’ouest, ce sont les reliefs sauvages du Forez qui se dessinent.
Le Col de la Luère (Pollionnay) : Ce col mythique offre des couchers de soleil spectaculaires sur la plaine, au milieu des forêts de feuillus et de résineux.
Le Signal de Saint-André (Saint-André-la-Côte) : Du haut de ses 934 mètres, ce sommet offre une table d’orientation et un panorama complet à 360°, très accessible pour les marcheurs.
Le Crêt Malherbe (Saint-Denis-sur-Coise / Pomeys) : Point culminant du massif (946 m), il offre une immersion forestière ouvrant sur de grandes clairières paysagères.
Les monts du Lyonnais offrent un terroir riche, marqué par une agriculture diversifiée. L’élevage y est central, notamment avec le porc, source des salaisons emblématiques de la région. Les volailles et les fromages artisanaux rappellent l’authenticité des terroirs locaux. Parmi eux, la rigotte, petit fromage de 30 à 40 g à pâte molle, autrefois au lait de chèvre, aujourd’hui souvent au lait de vache, est surnommée « la mémoire fromagère » de la région. Le margueton, lui, est une véritable marque déposée des monts du Lyonnais : affiné en trois semaines, ce fromage au lait cru de vache à croûte fleurie bleutée fait 150 g et se distingue par sa pâte lisse et douce.
Les cultures fruitières donnent une touche sucrée à cette gastronomie, avec des spécialités bien ancrées dans chaque commune. Thurins, véritable « capitale de la framboise », produit chaque année plusieurs centaines de tonnes de ce fruit sur ses coteaux irrigués. La région de Bessenay, à 35 km à l’ouest de Lyon, réunit quant à elle une centaine de producteurs sur une vingtaine de communes pour cultiver la cerise : surnommée « pays de la cerise » depuis les années 1900, elle représente à elle seule la moitié du volume de cerises du département du Rhône, commercialisées sous la marque « Eh Cherry ». À Courzieu, c’est la fraise qui est à l’honneur : la commune lui consacre chaque année sa Fête de la Fraise, grande journée champêtre réunissant marché de producteurs locaux, vente de fraises fraîches et défilé de chars. La fraise y est si emblématique que la commune a même créé une spécialité pâtissière locale à son effigie. Ces fruits s’invitent dans des jus, confitures et sorbets artisanaux, notamment via la coopérative fruitière Sicoly, qui regroupe plus de 150 producteurs de l’Ouest lyonnais.
Les monts du Lyonnais sont aussi le berceau discret d’un vignoble AOC méconnu : les Coteaux du Lyonnais, reconnus en appellation d’origine contrôlée depuis 1984, produisent des vins rouges (gamay), blancs (chardonnay) et rosés sur environ 370 hectares répartis entre L’Arbresle au nord et Brignais au sud. Une belle découverte à associer aux salaisons locales.
La charcuterie résume cet art de vivre. À Saint-Symphorien-sur-Coise, surnommée « capitale mondiale du saucisson » et « berceau de la rosette de Lyon », le microclimat (altitude intermédiaire, absence de brouillard, faibles variations d’humidité) favorise l’affinage des spécialités. La Maison Chillet, fondée en 1902, perpétue ce savoir-faire sur quatre générations : saucissons bridés à la main, rosette, jésus de Lyon et saucisse à la perche, récompensés chaque année au Concours International du Meilleur Saucisson Saucicréor, sont élaborés avec des boyaux naturels selon des gestes inchangés depuis plus de 120 ans.
Chazelles-sur-Lyon incarne l’histoire de la chapellerie, liée à la région depuis le XVIe siècle, date des premières traces écrites de chapeliers dans la ville. Le milieu du XIXe siècle marque le passage à l’ère industrielle, et au début du XXe siècle, la ville atteint son apogée avec 28 usines et près de 2 500 ouvriers fabriquant le chapeau de feutre de luxe en poil de lapin, exporté dans le monde entier. L’Atelier-Musée du Chapeau, installé sur le site classé de l’ancienne usine Fléchet, conserve une collection de 4 000 chapeaux, dont des pièces signées Jean Paul Gaultier, Yves Saint Laurent ou Paco Rabanne, et propose des visites guidées avec machines en fonctionnement et démonstrations de mise en forme.
Au-delà de la chapellerie, d’autres métiers d’art perdurent. La tuilerie et la poterie ont marqué l’histoire locale. Aujourd’hui, des artisans revitalisent ces traditions, créant des pièces uniques inspirées des paysages du massif.
Pour découvrir les spécialités, les marchés de villages sont incontournables. À Saint-Martin-en-Haut, Mornant, Saint-Laurent-de-Chamousset ou Chaponost, les étals regorgent de produits frais vendus directement par les producteurs. Les fermes engagées dans la vente directe, comme la Ferme Piegay à Saint-Martin-en-Haut, proposent fromages, glaces, viandes et champignons, et ouvrent parfois leurs portes pour faire découvrir leurs méthodes d’élevage ou de culture.
À ne pas rater :
Bien que les monts du Lyonnais ne disposent pas de grands lacs naturels de baignade, le territoire s’est équipé d’infrastructures aquatiques modernes et prépare une petite révolution écologique pour l’été 2026.
Pour piquer une tête au cœur du massif, plusieurs complexes vous accueillent tout l’été :
C’est le projet phare du territoire. Juste à côté de la piscine traditionnelle, le site de Hurongues se transforme avec la création d’une baignade naturelle biologique, conçue pour utiliser un système de filtration 100 % écologique, sans aucun produit chimique. Ce projet innovant intègre des plages végétales (une zone réservée aux baigneurs, une autre ouverte à tous), une aire de jeux et des cheminements piétons. Clin d’œil écoresponsable : le site est surmonté de 2 000 m² d’ombrières photovoltaïques dont l’électricité alimente en priorité les bâtiments communautaires.
Si la baignade y est strictement interdite pour des raisons de sécurité, de secours ou de préservation environnementale, les monts du Lyonnais cachent de superbes retenues d’eau artificielles idéales pour la randonnée, la pêche ou un pique-nique à l’ombre.
Pour ceux qui veulent absolument nager en milieu naturel, il suffit de descendre du massif. Plusieurs spots majeurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes se trouvent à moins de 45 ou 60 minutes de route :
La base de loisirs de Lyon Condrieu (Condrieu) – ~50 min : Située au sud de Vienne, au bord du Rhône, elle offre une zone de baignade surveillée gratuite en haute saison, un minigolf et un téléski nautique (Wampark) pour les amateurs de sensations.
Le lac des Sapins (Cublize) – ~45 min : Situé au nord dans le Beaujolais Vert, il abrite la plus grande baignade biologique d’Europe avec son eau pure filtrée par les plantes, complétée par un grand lac où l’on peut faire du pédalo, du VTT et de l’accrobranche.
Le Grand Parc de Miribel-Jonage (Vaulx-en-Velin) – ~40 min : À l’est de Lyon, ce lac de 350 hectares propose quatre plages aménagées (dont certaines surveillées), des activités nautiques (voile, kayak) et de grandes pelouses.
Le plan d’eau du Colombier & le lac Bordelan (Anse / Villefranche-sur-Saône) – ~45 min : Deux spots voisins de la plaine de la Saône. Le Colombier offre une immense plage de sable surveillée en après-midi avec un aquaparc gonflable, tandis que Bordelan séduit par son ambiance conviviale, ses terrains de beach-volley et son snack.
Les monts du Lyonnais, à moins d’une heure de Lyon et de Saint-Étienne, allient nature, histoire et traditions. Découvrez comment optimiser votre escapade dans ce territoire riche en paysages et saveurs.
Depuis Lyon : En voiture, le massif est rapidement accessible en empruntant l’A89 (vers L’Arbresle/Tarare au nord), l’A450 (vers Brignais/Mornant au centre) ou l’A47 (vers Givors/Rive-de-Gier au sud). Le réseau routier secondaire, comme les D38 et D122, permet de rallier facilement les communes de Mornant ou L’Arbresle. En transports en commun, le réseau unifié TCL dessert le territoire au départ de la station Gorge de Loup, notamment via les lignes de cars régulières C202 (ancienne ligne 2Ex allant jusqu’à Chazelles-sur-Lyon) et B203 (ancienne ligne 142 vers Aveize). Ces offres sont idéalement complétées par les TER et le tram-train de l’Ouest lyonnais (jusqu’à Sain-Bel ou L’Arbresle).
Depuis Saint-Étienne : En voiture, l’accès est tout aussi fluide via l’A72 (sortie Andrézieux-Bouthéon) puis en suivant la départementale D89 pour rejoindre Chazelles-sur-Lyon ou Saint-Galmier. Pour atteindre le sud des monts du Lyonnais (comme Saint-Symphorien-sur-Coise), le trajet peut se faire par l’A47 puis les départementales traversant la vallée du Gier. Côté transports en commun, le réseau « Cars Région » propose la ligne C1 qui relie directement Saint-Étienne (pôle d’échanges de La Terrasse) à Saint-Symphorien-sur-Coise, en desservant plusieurs communes du massif. Les gares TER de la plaine (Veauche, Rive-de-Gier) offrent aussi de bonnes alternatives d’approche.
Se déplacer sur place : Bien que les lignes de bus se soient considérablement développées pour relier les gros bourgs, la voiture ou le vélo à assistance électrique restent les options idéales pour accéder aux points de départ des sentiers de randonnée isolés (comme le circuit de la Roche Mathiole) ou pour profiter librement des routes panoramiques sur les crêtes.
Pour planifier votre escapade dans les meilleures conditions, une seule et unique référence regroupe désormais l’ensemble des informations du territoire :
Situés à moins d’une heure de Lyon et de Saint-Étienne, les monts du Lyonnais s’imposent comme le poumon vert idéal pour déconnecter sans partir loin. Entre nature préservée, patrimoine historique vivant et terroir généreux, ce massif de moyenne montagne offre une véritable « échappée douce » et authentique. Que vous veniez pour un défi sportif, une doudoune sur le dos en hiver ou pour chercher la fraîcheur des forêts en plein été, chaque saison y dévoile ses trésors. Une destination incontournable pour les amoureux de verdure, d’histoire et de douceur de vivre.
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40 Impasse de l’église
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